Publié le 1er juin 2026 | Par Arame Ndiaye – Journaliste culture & société (Namfiyo)
La quatrième édition du Festival international Dakar Théâtre et Humour (FIDATH) se tient du 1er au 5 juin 2026 au Centre culturel Blaise Senghor. Cette année, l’événement met à l’honneur un thème central : « Femmes et gouvernance », en interrogeant la place des femmes dans les espaces de décision artistique et culturelle au Sénégal.
Portée par sa promotrice Aminata Yacine Sané, cette édition du FIDATH s’inscrit dans une réflexion ambitieuse sur les enjeux d’équité, de représentation et de participation des femmes dans le secteur culturel.
À travers une programmation diversifiée, le festival entend contribuer au débat contemporain sur la gouvernance culturelle et les transformations sociales en cours au Sénégal et en Afrique.
Un thème en phase avec les mutations sociales
Le choix du thème « Femmes et gouvernance » traduit une volonté forte de questionner les dynamiques de pouvoir dans les milieux artistiques.
Il s’agit d’explorer les conditions d’accès des femmes aux positions de responsabilité et leur rôle dans les processus de décision culturels.
Dans un contexte de mutation des sociétés africaines, la gouvernance culturelle apparaît comme un levier essentiel de transformation sociale, où les femmes occupent une place croissante mais encore insuffisamment reconnue.
Mettre en lumière les voix féminines
Les œuvres programmées pour cette édition mettent à l’honneur des parcours féminins marqués par la résilience, le leadership et l’engagement.
À travers le théâtre et l’humour, elles abordent des thématiques liées à la dignité, à l’inclusion et à la reconnaissance des femmes dans la société.
Les créations artistiques explorent également des sujets tels que les héritages culturels, les conflits générationnels ou encore les formes de résistance individuelle et collective.
Une scène artistique au service du débat
Au-delà des spectacles, le FIDATH se positionne comme un véritable espace de réflexion critique.
Panels, ateliers et rencontres professionnelles réunissent artistes, chercheurs et acteurs culturels autour des grands défis du secteur.
Cette approche vise à encourager le dialogue, à favoriser la transmission des savoirs et à stimuler l’émergence de nouvelles expressions artistiques.
La région de Thiès mise à l’honneur
Cette année, la région de Thiès est l’invitée d’honneur du festival, illustrant la volonté des organisateurs de valoriser les richesses culturelles locales.
Le FIDATH se positionne ainsi comme une plateforme de promotion du patrimoine sénégalais, tout en s’inscrivant dans une dynamique contemporaine et ouverte.
Un espace de mémoire et de projection
À travers ses différentes activités, le festival cherche à transformer la scène artistique en un espace de mémoire, de transmission et de projection vers l’avenir.
Le théâtre et l’humour deviennent ainsi des outils de questionnement, mais aussi des moyens d’imaginer des alternatives sociales et culturelles.
Le FIDATH se veut enfin un moment de rencontre et d’espérance, où le public est invité à réfléchir collectivement aux enjeux de la société sénégalaise.
Culture et gouvernance : quels défis pour demain ?
En mettant en avant le rôle des femmes dans la gouvernance culturelle, cette édition du festival ouvre un débat essentiel sur l’inclusion et la transformation des structures de pouvoir.
Elle rappelle que la culture peut jouer un rôle central dans la construction de sociétés plus justes et plus équilibrées.
▶ Réagissez : Les femmes occupent-elles aujourd’hui une place suffisante dans la gouvernance culturelle au Sénégal ?